Les Mardis du Centre Minkowska

Inscription obligatoire (accès gratuit) par mail à evenementiel@minkowska.com

Format : présentiel (nombre de places limitées) et visio simultanée

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Le Centre Minkowska organise un séminaire, les mardis, entre 14h00 et 16h00, qui traitera des questions de géopolitique, d’anthropologie, d’histoire et de sociologie pouvant améliorer les pratiques concrètes de prise en charge des populations de migrants qui présentent des problèmes de santé mentale, vivent dans la plus grande précarité et s’adressent à nos services de soins car ils ne sont accueillis nulle part ailleurs.

Grâce à l’apport de recherches récentes menées par des sociologues / anthropologues / historiens, qui travaillent dans différents laboratoires de recherche en France et à l’étranger, nous voulons intensifier les échanges entre la psychiatrie et les sciences sociales, convaincus que la psychiatrie ne doit pas oublier le corps et la réalité sociale pour se concentrer uniquement sur l’analyse des conflits intrapsychiques qui soutiendraient l’apparition de problèmes de santé mentale.

L’exclusion sociale, la grande précarité, la discrimination, les parcours migratoires traumatiques, l’appartenance à des cultures minoritaires sont des déterminants sociaux de la maladie psychique. Le parcours de souffrance d’une personne atteinte par un problème de santé mentale se déploie non seulement à l’intérieur d’un contexte institutionnel, celui de l’hôpital ou de l’ambulatoire où il est pris en charge, mais aussi et surtout dans un contexte communautaire et social qui doit être questionné car les relations de pouvoir qui se jouent dans l’institution sont aussi en jeu, à une échelle plus large, à l’intérieur de la société et peuvent générer de la vulnérabilité.

L’objectif de la psychiatrie ne peut pas seulement être celui de comprendre les mécanismes de fonctionnement de l’esprit ou de l’institution psychiatrique : il s’agit surtout de travailler sur le corps social, c’est-à-dire sur les relations de pouvoir et de savoir en acte dans une société donnée, afin de la désinstitutionnaliser ; de critiquer les expériences de discrimination et de violence qui produisent la souffrance psychique ; d’activer des stratégies d’empowerment, de défendre les droits et redonner une voix à ceux qui l’ont perdue ou ne l’ont jamais eue. Le rétablissement passe par la possibilité de trouver une place dans ce corps social qui a amputé certaines de ces marges.

Pour finir, il s’agira aussi de réfléchir au rôle que la psychiatrie joue à l’intérieur de notre société ; sur le pouvoir qui a été attribué à son supposé savoir ; sur ses possibles dérives et sur ses potentialités.

  • Mardi 31 octobre 2023 de 14h00 à 16h00 :  Présentation de l’ouvrage : « Vies ordinaires, vies précaire »

Par son auteur Guillaume le Blanc, professeur de philosophie à l’université Michel-de-Montaigne – Bordeaux III

  • Mardi 14 Novembre 2023 de 14h00 à 16h00 : « L’émergence du concept de santé mentale »

Claude-Olivier Doron, historien et philosophe des sciences, maître de conférences à l’université de Paris VII

  • Mardi 16 Janvier 2024 de 14h00 à 16h00 : Présentation de l’ouvrage : « Penser la radicalisation djihadiste. Acteurs, théories, mutations. »

Par son auteur Elyamine Settoul, maître de conférences en science politique au sein de la chaire de criminologie du Cnam-Paris

  • Mardi 12 Mars 2024 de 14h00 à 16h00 : « L’expérience du racisme et ses manifestations ordinaires »

Mireille Eberhard, docteure en sociologie, maîtresse de conférences à l’Université Denis Diderot

  • Mardi 30 Avril 2024 de 14h00 à 16h00 : « Comment on devient un psychiatre basaglien »

Mario Colucci, psychiatre dans le secteur publique à Trieste, membre du mouvement de Psychiatrie Démocratique

  • Juin 2024 (en attente de date) de 14h00 à 16h00 : « L’avenir de la santé mentale »

Massimo Marsili, psychiatre à l’EPSM Lille métropole,chargé de mission au CCOMS, membre du mouvement de Psychiatrie Démocratique

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